Vous voulez être plus ? Faites-en moins

Valérie veut être plus assertive car, dit-elle, « en réunion, je laisse parler les autres, ceux qui sont à l’aise en public et j’attends le moment où je pourrais me positionner. Mais quand j’ose parler, on ne m’entend pas. »

Ce “plus” qu’elle voudrait lui donne l’impression qu’il y a un effort à faire “en plus”, un truc à acquérir, qu’elle n’aurait pas encore. Qu’il lui manquerait quelque chose qui l’empêche d’être parfaitement bien dans son job. Valérie est face au Paradoxe + = – . Autrement dit, la solution est à l’inverse de ce qu’elle imagine. Pour être plus, il s’agit plutôt de lâcher une croyance, d’abandonner une vieille habitude, et donc d’en faire ou d’en avoir Moins. Oser être assertif, c’est souvent lâcher la peur du rejet, du ridicule, s’alléger du doute permanent qui ronge et paralyse les plus compétents. Valérie a décidé de se débarrasser de cette peur qui la freine au travail. Durant son coaching, elle met en place la stratégie “moins peur du regard des autres” : elle explore les effets de cette peur dans ses relations puis elle s’entraîne à parler un peu plus fort, à poser le ton de sa voix et prendre sa place. Puis elle expérimente en vrai, et cela marche. Nous évaluons en séance les effets de cette nouvelle posture. Ses interlocuteurs écoutent maintenant Valérie, s’intéressent à ses idées. Dorénavant, sa parole compte et c’est avec facilité qu’elle s’exprime.

Nicolas se lamente de ne pas être plus créatif : « je travaille en R&D dans une startup, je suis censé être disruptif, innovateur. Et c’est vrai que j’ai plein d’idées mais je les garde souvent pour moi car je ne suis pas sûr qu’elles soient intéressantes ni nouvelles, je m’autocensure en fait. ». Nicolas va progressivement identifier sa peurde se faire remarquer. Dans cette équipe, la moindre remarque est vécue comme une critique. Parce qu’il a un fort besoin d’appartenance, Nicolas s’échine à voiler sa « lumière », à retenir ses bonnes idées de peur d’être exclu du groupe. Avec sa coach, il travaille une façon de dire avec tact et humour ce qu’il pense, sans remettre en cause les idées des autres. Il réalise également des dessins sur le paper-board qui invitent les membres de l’équipe à coopérer. Le jour où il comprend qu’il a moins peur de briller, il lui est beaucoup moins difficile d’oser innover en collectif, cela devient naturel. Résultat qu’il identifie comme le principal bénéfice du coaching.

Isabelle souhaite être plus sereine et plus souple car elle a conscience qu’elle stresse trop : « Chaque fois que je mène un gros projet, je n’en dors pas. Je me mets une telle pression ! Finalement, mes clients sont contents car mon travail est impeccable. Ce sont mes collaborateurs qui se plaignent que je suis rigide. Moi j’appelle cela de la rigueur ». Isabelle réalise au début de son coaching que le contrôle prend tout l’espace dans ses relations avec ses équipes, aux dépens de la confiance. Elle décide d’enrayer ce cercle vicieux en passant moins de temps à vérifier ce que font ses collaborateurs. Elle supprime les réunions de suivi/validation et cesse de faire elle-même des tâches qu’elle pourrait déléguer. Elle conclut lors du bilan de coaching : « J’en fais moins parce que je m’en fais moins. Mes collaborateurs s’en rendent compte, maintenant nous travaillons en confiance. »

Vous voulez être plus? Cherchez d’abord ce que vous pouvez faire moins.

Article co-écrit avec Chloé Ascencio

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